Ce qui dérange..

Publié le 19/11/2009 à 18:48 - Modifié le 19/11/2009 à 18:52 Le Point.fr

L'affiche du biopic de Serge Gainsbourg censurée pour non-respect de la loi Evin

Cette fois "en vertu de la loi Evin, la RATP a refusé les affiches du film de Joann Sfar Gainsbourg, vie héroïque , au motif de la fumée qui sort de la bouche" d'Eric Elmosnino joue le rôle-titre, s'indigne le distributeur du film en France, Universal Pictures, dans un communiqué. Celui-ci souligne qu'il avait "pris soin de ne faire apparaître aucune cigarette sur l'affiche". "Le service juridique de la RATP a répliqué que l'homme représenté sur l'affiche n'était pas Gainsbourg lui-même, mais l'acteur qui joue son rôle dans le film", poursuit Universal. "La RATP est ainsi le seul réseau qui refuse aujourd'hui cette affiche", déplore le distributeur, stigmatisant une décision qui selon lui "dénature la représentation d'un des monuments de la musique française".

 

 


 

NouvelObs.com en temps réel

"Les chats persans": rock, rap, pop et mollahs en République islamique d'Iran

AP | 21.12.2009 | 12:02

Il est un pays où sortir des chiens dans la rue, c'est interdit. C'est "nadjès": impur, contraire à l'Islam. Il est un pays où faire de la musique, chanter, danser, jouer ou écouter un concert, c'est aussi interdit, "nadjès".

Bienvenue en République islamique d'Iran, un pays où la volonté des religieux au pouvoir bride tous les désirs des jeunes qui y vivent. Y compris des jeunes musiciens. Qu'ils jouent du pop, du rap, du rock ou du métal, ils sont condamnés à l'anonymat des caves, condamnés à se cacher dans des granges et des sous-sols, condamnés à jouer sans public, avec une peur vissée au ventre, celle d'être dénoncé par un enfant, un voisin, celle de finir en prison pour quelques jours, quelques mois, quelques années.

Ce Téhéran urbain et "underground", presque personne n'osait en parler. Jusqu'à ce que le cinéaste kurde iranien Bahman Ghobadi décide d'en faire un film, magnifique, "Les chats persans" (en persan, "Personne ne sait rien des chats persans")... Tourné en 17 jours, dans la clandestinité et l'urgence, ce long-métrage crève littéralement l'écran, empli de rage et d'envie de vivre, d'une volonté de liberté si puissante qu'elle pourrait même vaincre une dictature.

"Ici, on ne peut pas jouer n'importe quelle musique. Ici, on ne peut pas dire ce qu'on veut". A leur sortie de prison, Negar (Negar Shaghaghi) et Ashkan (Ashkan Koshanejad), deux jeunes musiciens décident de quitter le pays. Las de ne pas pouvoir s'exprimer librement en Iran, ils tentent de se procurer des papiers pour partir, sortir enfin de la clandestinité et jouer en Europe.

Au cours de leurs démarches, ils rencontrent Nader (Hamed Behdad): cet as de la débrouille s'improvise aussitôt producteur, organisateur de concerts et fournisseur de documents falsifiés. "Défoncez les portes. Haussez le ton, c'est à ça que sert la musique!". Ensemble, ils parcourent Téhéran à la rencontre d'autres musiciens underground pour les convaincre d'organiser un grand concert underground, pour financer leur départ en exil.

A elle seule, l'histoire de l'écriture et du tournage des "Chats persans" mérite un film. Bahman Ghobadi a écrit son scénario avec Roxana Saberi, journaliste américo-iranienne accusée d'espionnage et arrêtée en Iran. Emprisonnée durant quatre mois, la jeune femme a été libérée à la veille du festival du Cannes 2009, où "Les chats persans" étaient en compétition dans la sélection "Un certain Regard".

Le film se présente quasiment un docu-fiction: les musiciens y jouent leur propre rôle et le scénario s'est nourri de nombreuses anecdotes et d'histoires vraies relatées par les jeunes artistes eux-mêmes. Quant au tournage, il s'est fait sans "modjavez", sans autorisation. Normalement, ce document officiel représente un passage obligé pour les cinéastes iraniens. Sans lui, pas de tournage, pas de film.

Alors, comme bien d'autres avant lui, Bahman Ghobadi a décidé de faire sans. "Les repérages puis le tournage ont été faits sur deux ou trois motocyclettes et nous avons commencé à tourner sans réelle préparation. Les scènes devaient être tournées rapidement et dans l'urgence pour que la police ne puisse nous repérer", confie-t-il. "Il y avait beaucoup de stress et d'inquiétude mais cela a servi le film".

Un sentiment d'angoisse profonde, perceptible tout au long du long-métrage: escaliers sombres et sous-sols, surveillance incessante, arrestations arbitraires, intimidations. Au fil de film, le spectateur pénètre enfin cet univers fermé aux médias, interdit par les mollahs, l'univers d'une partie de la jeunesse persane.

Depuis juin, depuis l'élection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, ces jeunes sont sortis des caves et des sous-sols pour descendre dans la rue. Après trente ans de révolution islamique, ils crient leur colère, malgré les risques, la mort ou la prison. Or, cette rage et ce courage apparaissent déjà, entre les lignes, au fil des "Chats persans". Avec une force telle qu'aujourd'hui, le film semble même leur rendre hommage...

Depuis la fin du tournage, Bahman Ghobadi s'est exilé en Europe, tout comme les acteurs du film, Negar Shaghaghi et Ashkan Koshanejad. Et ils ne sont pas les seuls artistes iraniens à quitter le pays...
En Iran, "Les chats persans" ne sortira pas au cinéma. Au mieux, il circulera sous le manteau, au marché noir.

En France, le film sort en salles mercredi. Il s'impose comme un passage obligé à tous ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur les chats persans. AP


Les Chats Persans sur Comme Au Cinema

 


L'édition du 11.08.2009 16h GMT de TV5MONDE

L'Œil de la rédaction

Procès d'Aung San Suu Kyi : la Dame de Rangoun face à la junte

18 mois de résidence surveillée, c'est la nouvelle période de privation de liberté pour l'opposante birmane et Prix Nobel de la Paix .

Punie de trois ans de travaux forcés pour avoir accueilli un citoyen américain, sa peine a été immédiatement commuée en une nouvelle assignation à résidence.

Elle devrait donc être absente des élections générales de 2010, pour le plus grand bénéfice de la Junte au pouvoir.

 


 

CINEMA - "COCO AVANT CHANEL" --> sortie le 22 avril 2009

Et ça continue.. Loi Evin !!! Interdiction de fumer pour Coco dans le Métro !!!!

L'affiche du film "Coco avant Chanel", telle que vous ne la verrez pas dans le Métro et sur les Autobus parisiens..

 

Jean-Pierre Teyssier, qui préside l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, plaide pour un assouplissement de la loi.

"Quand une personne a joué un rôle culturel important, de Gainsbourg à Simenon, que la cigarette ou la pipe est un attribut inséparable de sa personnalité et que l'annonceur est sans rapport avec l'industrie du tabac, il pourrait y avoir une exception", a-t-il dit à l'AFP.

Cette modification tomberait à pic pour le film "Serge Gainsbourg, vie héroïque" de Joann Sfar, ou le "Sherlock Holmes" de Guy Ritchie, tous deux en cours de production... et consacrés à des fumeurs impénitents.


CINEMA - ANGES & DEMONS --> sortie prévue le 13 mai 2009

Cette fois ci, il s'agit de l'affiche du film "Anges & Démons" qui n'apparaîtra pas dans les couloirs du Métro et dans les Gares SNCF, avec la phrase "Que nous cache le Vatican ?"

 

 

Les quais de métro ou de gares et les avants d'autobus ne sont pas des espaces d'affichage comme les autres. Déjà la semaine dernière, Monsieur Hulot avait perdu sa pipe au profit d'un grotesque moulin à vent, sur l'affiche version RATP et SNCF de l'exposition consacrée à Jacques Tati à la Cinémathèque française. Maintenant, c'est l'affiche du film de Ron Howard, "Anges & Démons" (d'après le best-seller de Dan Brown) qui est retoquée par la régie publicitaire des trains.

Pour Tati, Métrobus appliquait à la lettre la loi Evin, qui interdit de faire de la publicité même indirecte pour le tabac (mais aussi l'alcool, la violence etc...) L'affiche de Coco avant Chanel, d'Anne Fontaine, qui montre Audrey Tautou une clope à la main, est également bannie des quais de gares et flancs de bus.

Pour Anges et Démons, le problème est différent : au-dessus de l'image, c'est la phrase « Que nous cache le Vatican ? » (dans ses caves ?) qui pose problème. Le service de communication de Metrobus explique : « nous avons une convention avec la RATP et la SNCF qui nous interdit de diffuser des messages à caractère politique ou religieux. Or, le Vatican est un Etat. » Certes. Du coup, l'affiche est publiée mais avec une accroche différente.  « Que nous cache le Vatican ? » est remplacé par « Depuis 500 ans, une vengeance se prépare contre le Vatican. »

 

 

Comme le note "Arrêt sur images", le Vatican passe donc de coupable à victime.. et ça change tout..

 


 

EXPOSITION - JACQUES TATI --> du 8 avril au 2 août 2009

 

 

La Cinémathèque française à décidé de rendre hommage à Jacques Tati, hors des commémorations obligées (soit pour l’anniversaire de ses 102 ans). Cette exposition sera donc un hommage original et excentrique au brillant cinéaste français, Jacques Tati, dont les films (Playtime, Mon Oncle…) sont l’emblème même de la modernité.

http://www.taticinematheque.fr

Campagne d'affichage pour une exposition sur Jacques Tati dans le métro parisien, le 17 avril 2009

PARIS (AFP) — L'ancien ministre de la santé Claude Evin, à l'origine de la loi de 1991 sur l'interdiction de la publicité pour le tabac, a jugé vendredi "ridicule" la suppression par la RATP de la pipe de Jacques Tati, remplacée par un moulin à vent, lors d'une campagne d'affichage pour une exposition parisienne.

 

 

Le réalisateur de "Mon oncle" circule sur un Solex, une pipe à la bouche, un enfant assis sur un siège arrière.

 

Dernière mise à jour de cette page le 21/01/2010

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